Une description commence dans l'imagination de l'écrivain et doit s'achever dans celle du lecteur.
Ecriture, mémoire d'un métierEd. Albin Michel (2001), p.225
UN MOT, MILLE REGARDS
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Une description commence dans l'imagination de l'écrivain et doit s'achever dans celle du lecteur.
Ecriture, mémoire d'un métierEd. Albin Michel (2001), p.225
La loi de l'inertie s'applique à l'imagination: nous ne pouvons pas croire que demain différera d'aujourd'hui.
Les call-girls
La bêtise n'est pas l'absence d'intelligence, mais d'imagination.
L'imagination est la source et la gardienne de nos plaisirs.
Avis d'une mère à sa fille
Les peuples qui nient l'existence des dragons sont souvent dévorés par des dragons. De l'intérieur.
tsk
En anglais : "People who deny the existence of dragons are often eaten by dragons. From within." ( The Wave in the Mind: Talks & Essays on the Writer, the Reader & the Imagination )
Il vaut bien mieux avoir de l'imagination que de la mémoire.
Mes écarts
On croit comprendre les règles quand on devient adulte, alors que tout ce que nous faisons est brimer notre imagination.
En anglais : "We think we understand the rules when we become adults but what we really experience is a narrowing of the imagination."
L'amour est un divertissement que la réalité ne peut nous offrir. L'amour est une réponse de l'imagination à la platitude, à l'opacité, à la monotonie de nos vies.
Comme un enfant de la terre
L'enfer n'est plus sous nos pieds mais dans nos têtes parce que l'imagination et le rêve se meurent.
Comme un enfant de la terre
Quand une fois l'imagination est en train, malheur à l'esprit qu'elle gouverne.
La vie de Marianne
C'est l'imagination qui donne au tableau espace et profondeur.
A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes.
La peur
La phrase dans son contexte : "A mesure qu’on lève les voiles de l’inconnu, on dépeuple l’imagination des hommes. Vous ne trouvez pas, Monsieur, que la nuit est bien vide et d’un noir bien vulgaire depuis qu’elle n’a plus d’apparitions.
On se dit : « Plus de fantastique, plus de croyances étranges, tout l’inexpliqué est explicable. Le surnaturel baisse comme un lac qu’un canal épuise ; la science, de jour en jour, recule les limites du merveilleux. »
Eh bien, moi, Monsieur, j’appartiens à la vieille race, qui aime à croire. J’appartiens à la vieille race naïve accoutumée à ne pas comprendre, à ne pas chercher, à ne pas savoir, faite aux mystères environnants et qui se refuse à la simple et nette vérité.
Oui, Monsieur, on a dépeuplé l’imagination en surprenant l’invisible. Notre terre m’apparaît aujourd’hui comme un monde abandonné, vide et nu. Les croyances sont parties qui la rendaient poétique. Quand je sors la nuit, comme je voudrais frissonner de cette angoisse qui fait se signer les vieilles femmes le long des murs des cimetières et se sauver les derniers superstitieux devant les vapeurs étranges des marais et les fantasques feux follets ! Comme je voudrais croire à ce quelque chose de vague et de terrifiant qu’on s’imaginait sentir passer dans l’ombre.
Comme l’obscurité des soirs devait être sombre, terrible, autrefois, quand elle était pleine d’êtres fabuleux, inconnus, rôdeurs méchants, dont on ne pouvait deviner les formes, dont l’appréhension glaçait le cœur, dont la puissance occulte passait les bornes de notre pensée, et dont l’atteinte était inévitable ?
Avec le surnaturel, la vraie peur a disparu de la terre, car on n’a vraiment peur que de ce qu’on ne comprend pas. Les dangers visibles peuvent émouvoir, troubler, effrayer ! Qu’est cela auprès de la convulsion que donne à l’âme la pensée qu’on va rencontrer un spectre errant, qu’on va subir l’étreinte d’un mort, qu’on va voir accourir une de ces bêtes effroyables qu’inventa l’épouvante des hommes ? Les ténèbres me semblent claires depuis qu’elles ne sont plus hantées.
Et la preuve de cela, c’est que si nous nous trouvions seuls tout à coup dans ce bois, nous serions poursuivis par l’image des deux êtres singuliers qui viennent de nous apparaître dans l’éclair de leur foyer, bien plus que par l’appréhension d’un danger quelconque et réel.
Il répéta : « On n’a vraiment peur que de ce qu’on ne comprend pas. »"