Au sein de l'énormité du temps et de l'espace, en un point de la nature infinie, ou peut-être infiniment infinie, comme le veut Spinoza, l'homme a le sentiment de l'englobant et du sans-bornes comme d'un mystère insondable contre lequel bute la raison.
L'Infini étant illimité n'est pas mesurable. Il ne saurait donc être borné par les limites d'une quelconque mesure, mais c'est bien lui la mesure de tout.
Ce qui a pu être résumé dans la formule : "L'Infini est sa propre mesure" (cf. "Nicolas de Cues, Trois traités sur la docte ignorance et la coïncidence des opposés" (Les Editions du Cerf, 1991 ) - Complément théologique p.125)
L'amour, c'est l'absolu, c'est l'infini ; la vie, c'est le relatif et le limité. De là tous les secrets et profonds déchirements de l'homme quand l'amour s'introduit dans la vie. Elle n'est pas assez grande pour le contenir.
Extrait du poème : "Le crapaud, sans effroi, sans honte, sans colère,
Doux, regardait la grande auréole solaire ;
Peut-être le maudit se sentait-il béni,
Pas de bête qui n'ait un reflet d'infini ;"