"L'insatiable recherche d'une âme à travers les reflets délicats qu'elle a laissés sur d'autres âmes :
d’abord, la trace ténue d'un sourire ou d’un mot; vers la fin, les splendeurs diverses et croissantes de la raison, de l’imagination et du bien."
Ce n’est pas en me considérant dans le miroir de ma salle de bains que je m'avise de certains changements irréparables. C'est en surprenant mon reflet dans le regard des autres.
Je pleure pour Narcisse, mais je ne m'étais jamais aperçu que Narcisse était beau. Je pleure pour Narcisse par ce que, chaque fois qu'il se penchait sur mes rives, je pouvais voir, au fond de ses yeux, le reflet de ma propre beauté.
Ce qu'un individu considère comme vrai est soit le reflet de son point de vue individuel, soit le résultat imposé par un ensemble de pressions sociales complexes et inévitables.
Extrait du poème : "Le crapaud, sans effroi, sans honte, sans colère,
Doux, regardait la grande auréole solaire ;
Peut-être le maudit se sentait-il béni,
Pas de bête qui n'ait un reflet d'infini ;"
Lumière, éclairage, ombres, reflets, couleur, tous ces objets de la recherche ne sont peut-être pas tout à fait des êtres réels : ils n'ont, comme les fantômes, d'existence que visuelle.
Nous nous représentons l'avenir comme un reflet du présent projeté dans un espace vide, tandis qu'il est le résultat souvent tout prochain de causes qui nous échappent pour la plupart.