Journal intime28 avril 1852.
Egalement dans "Grains de mil: poésies et pensées"
Contexte et précisions
Extrait : " Silence, tu es effrayant! effrayant comme le calme de l'océan qui laisse plonger le regard dans ses abîmes
insondables; tu nous laisses voir en nous des profondeurs qui donnent le vertige, des besoins infinis, inextinguibles, des trésors de souffrance et de regret."
Au sein de l'énormité du temps et de l'espace, en un point de la nature infinie, ou peut-être infiniment infinie, comme le veut Spinoza, l'homme a le sentiment de l'englobant et du sans-bornes comme d'un mystère insondable contre lequel bute la raison.
L'être est toujours dans cette distance, quelque part entre un soi insondable et l'autre en soi. Dans la sensation du temps. Dans l'amour, qui est l'impossibilité de la fusion entre soi et l'autre.