Le roman consiste à créer un groupe social quelconque, cinq ou six personnes, peu importe, autour d'un personnage central, et il ne reste plus à l'auteur que se mettre dans la peau de ce personnage central.
Extrait : "Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l'azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route. Et l'homme qui porte le miroir dans sa hotte sera par vous accusé‚ d'être immoral ! Son miroir montre la fange, et vous accusez le miroir ! Accusez bien plutôt le grand chemin où est le bourbier, et plus encore l'inspecteur des routes qui laisse l'eau croupir et le bourbier se former.
Le Rouge et le Noir,"
Lecteur, si ta vie n'est pas un roman, une fiction divine, un rêve d'éternité alors laisse ces pages, ne me lis pas plus avant. Car je te serai indigeste, et il te faudra me vomir sans profit ni pour toi ni pour moi.
Les femmes n'interviennent jamais dans mes romans tout simplement parce qu'elles parleraient tout le temps et que les autres n'auraient plus rien à dire.
Nous souffrons tous seuls dans le vrai monde. La vraie empathie est impossible. Seule une oeuvre de fiction peut nous permettre par l'imagination de nous identifier à la peine d'un personnage, et nous pouvons alors plus facilement concevoir celle des autres. C'est nourrissant, rédempteur; nous devenons moins seuls à l'intérieur. C'est peut être aussi simple.
We all suffer alone in the real world. True empathy's impossible. But if a piece of fiction can allow us imaginatively to identify with a character's pain, we might then also more easily conceive of others identifying with their own. This is nourishing, redemptive; we become less alone inside. It might just be that simple