Extrait d'un discours : "Je me sens pénétré de deux impressions profondes : la première c'est que la science n'a pas de patrie, la seconde, qui paraît exclure la première, mais qui n'en est pourtant qu'une conséquence directe, c'est que la science doit être la plus haute personnification de la patrie. La science n'a pas de patrie, parce que le savoir est le patrimoine de l'humanité, le flambeau qui éclaire le monde. La science doit être la plus haute personnification de la patrie parce que de tous les peuples, celui-là sera toujours le premier qui marchera le premier par les travaux de la pensée et de l'intelligence. Luttons donc dans le champ pacifique de la science pour la prééminence de nos patries respectives. "
En portugais : " Tenho, num sentido, um alto sentimento patriotico. Minha patria é a lingua portuguesa. "
( Un très fort sentiment patriotique m'anime : ma patrie c'est la langue portugaise. )
Extrait : "Je n'ai aucun sentiment politique ou social. J'ai, néanmoins, d'une certaine façon, un très haut sentiment patriotique. Ma patrie c'est la langue portugaise"
La phrase et son contexte : "Enfin de compte, ma patrie n'est pas la langue, ni la française ni l'espagnole, ma patrie c'est le langage. C'est-à-dire un espace de communication sociale, d'invention linguistique : une possibilité de représentation de l'univers. De le modifier aussi, par les œuvres du langage, fût-ce de façon modeste, à la marge."