Extrait : "En disant "J'ai réglé mes comptes avec la vie", je veux dire : l'éventualité de la mort est intégrée à ma vie ; regarder la mort en face et l'accepter comme partie intégrante de la vie, c'est élargir la vie. A l'inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l'accepter, c'est le meilleur moyen de ne garder qu'un pauvre petit bout de vie mutilée, méritant à peine le nom de vie. Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie on se prive d'une vie complète et en l'y accueillant on élargit et on enrichit sa vie. "
La mort et la beauté sont deux choses profondes
Qui contiennent tant d'ombre et d'azur qu'on dirait
Deux soeurs également terribles et fécondes
Ayant la même énigme et le même secret.
extrait : "Tout bonheur a son revers. Même la vie nous la payons avec la mort.C'est pour cela qu'il faut la vivre. Vivez-la, mes enfants, selon vos goûts et de façon à ne rien regretter le jour du Jugement Dernier."
Quand la destruction approche, le cerveau fort s’oppose, lutte, engage une bataille avec la mort et, dans certaines circonstances, il écarte la fin pour un moment, il la retarde.
L'autre condition (avec le sexe) nécessaire à la possibilité même d'une évolution, c'est la mort. Non la mort venue du dehors comme conséquence de quelque accident. Mais la mort imposée du dedans comme une nécessité prescrite dès l'œuf par le programme génétique lui-même
Je ne sais si l'âme continuera après la mort, mais plus je vieillis, plus je crois à cette continuité. Parce que plus je vieillis, plus je me sens prêt à vivre.
Notre avenir n'est pas tracé, nous nous modifions beaucoup trop, nous sommes chaotiques, et je me dis parfois qu'à notre mort nous laisserons derrière nous la myriade de cadavres de tous ces gens que nous avons été pleinement, mais l'espace d'un instant, d'une semaine, ou de quelques années.