En portugais :
" Mesmo na noite mais triste
Em tempo de servidão
Ha sempre alguém que resiste
Ha sempre alguém que diz não."
(Trova do vento que passa)
N'abandonnez jamais. N'abandonnez jamais. Jamais, au grand jamais, n'abandonnez jamais en rien, si ce n'est pour l'honneur et le bon sens. Ne cédez jamais à la force. Ne cédez jamais à l'apparente puissance de l'ennemi..
Extrait du discours devant l'école de Harrow School, le 27 octobre 1941
Contexte et précisions
En anglais : "Never give in. Never give in. Never, never, never, never--in nothing, great or small, large or petty--never give in, except to convictions of honour and good sense. Never yield to force. Never yield to the apparently overwhelming might of the enemy…"
extrait : "Tout cela est fumée de mots, si cela n'a pas commencé par "résister", car résister est le seul acte réel qui soit peut-être à notre portée. Résister, c'est se libérer de l'esclavage de l'agréable et du désagréable. Avoir fait une chose qui ne me plaisait pas, l'avoir bien faite et sans déplaisir, voilà la mesure et la preuve de ma puissance et de ma liberté. Je mens, si je prétends m'être souvent donné de telles preuves ! Résister à ce qui plaît, à ce qui est commode, à ce qui emporte, à ce qui berce ou flatte, et surtout au monstre multiforme de la prétention et de l'orgueil humain"
En majuscules dans le texte original : "A ceux et celles qui feront le XXIème siècle, nous disons avec notre affection : CRÉER, C'EST RÉSISTER. RÉSISTER C'EST CRÉER."
J'aime bien ce verbe « résister ». Résister, à ce qui nous emprisonne, aux préjugés, aux jugements hâtifs, à l'envie de juger, à tout ce qui est mauvais en nous et ne demande qu'à s'exprimer, à l'envie d'abandonner, au besoin de se faire plaindre, au besoin de parler de soi au détriment de l'autre, aux modes, aux ambitions malsaines, au désarroi ambiant. Résister, et… sourire.
Cette pensée est -sur le net- généralement attribuée à Emma Dancourt, mais difficile de trouver plus d'info sur Emma Dancourt.
Elle est citée, telle quelle, en épigraphe du livre de Marc Lévy "Les Enfants de la liberté" (2007)
Si quelqu'un a plus d'informations concernant l'origine de cette phrase, merci de nous en faire part.