La phrase et son contexte : "...et j'ai reconnu en le lisant ce dont j'avais moi-même fait l'expérience : le besoin d'accrocher son angoisse à une certitude; l'argument paradoxal selon lequel la soumission à un dogme est un acte de suprême liberté; la façon de donner sens à une vie invivable, qui devient une une succession d'épreuves imposées par Dieu."
Il y a deux manières de combattre la liberté de pensée: sa suppression pure et simple et le droit donné aux abrutis de la recouvrir de leur bavardages.
Le paradoxe, ou la clé, ou l'attrape-nigaud, c'est que l'affirmation de notre volonté est le fondement de notre esclavage, tandis que notre soumission est la condition de notre liberté.
Dans "les racines du ciel" ( émission radio sur France Culture, 25/05/2010) A.Desjardins explique ce paradoxe d'après un maître soufi qu'il a rencontré. Ne pas avoir le choix c'est ne pas être soumis à divers choix, et par conséquent atteindre une certaine liberté ou tranquilité d'esprit. Communiqué par un maître soufi, ce mot 'soumission' ce rapporte au mot 'musulman' signifiant lui-même soumis.