J'associe toujours l'acte d'écriture à quelque chose de chaleureux, de bon, au dialogue, à la possibilité de demander une réparation pour le monde et pour les rapports entre les gens.
Souvent, je n'ai en moi que des pierres. Pour que l’écriture me soit possible, il faut qu'elles fondent, que le feu intérieur les transforme en cette substance qui viendra se couler dans mes mots.
Je défendrai volontiers l'idée que c'est le paragraphe, et non la phrase, qui constitue l'unité de base de l'écriture; qu'il est le lieu où se constitue la cohérence et où les mots ont une chance de devenir plus que des mots.
Toutes mes histoires sont fondées sur le postulat que les lois et les occupations habituelles de l'homme n'ont ni validité, ni importance dans le reste du vaste univers.
En anglais : "All my stories, unconnected as they may be, are based on the fundamental lore or legend that this world was inhabited at one time by another race who, in practising black magic, lost their foothold and were expelled, yet live on outside ever ready to take possession of this earth again."
Un texte se met à vivre véritablement quand les mots se doublent d'une ombre aux yeux du lecteur ombre qui procède d'une lumière, d'une transparence du langage.