" Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art."
La mort. L'horreur absolue de la non-existence. La mort ne rentre dans aucun schéma. Il n'y a pas d'explication à la mort. Elle entre, elle vous arrête au milieu d'une phrase : "Non, c'est fini" et claque la porte.
L'homme n'est pas une créature destinée au bonheur. Voilà. Il est confronté à cette angoisse qui n'existe pas chez l'animal : la conscience du futur. Et plus encore, celle de la mort.
Je ne crois pas du tout savoir quelque chose après ma mort, ça je n'y compte pas ! Je sais qu'il y a des millions de gens qui croient que la mort est le début d'une autre vie, ce n'est pas mon cas. Pour moi la mort est la fin de la vie, point. Mais s'il y a autre chose, tant mieux !
La vie est un lent processus de mort, un tapis roulant qui vous arrache, à chaque mètre, un peu de votre jeunesse, c'est à dire de votre vie, pour, tout au bout, vous déverser dans la décharge définitive.
La mort est belle, elle est notre amie ; néanmoins, nous ne la reconnaissons pas, parce qu'elle se présente à nous masquée et que son masque nous épouvante.