Extrait : "Elle [l'humanité] ne sait pas assez que son avenir dépend d'elle. A elle de voir d'abord si elle veut continuer à vivre. A elle de se demander ensuite si elle veut vivre seulement, ou fournir en outre l'effort nécessaire pour que s'accomplisse, jusque sur notre planète réfractaire, la fonction essentielle de l'univers, qui est une machine à faire des dieux".
Un peuple se meurt lorsqu'il n’a plus de force pour inventer d'autres dieux, d'autres mythes, d'autres absurdités ; ses idoles blêmissent et disparaissent ; il en puise ailleurs, et se sent seul devant des monstres inconnus.
Les dieux sont des produits culturels ; seule la Nature est là pour tous les hommes, Grecs, Chinois ou autres. Si, avec l'universalisation que l'on voit aujourd'hui, le temps est venu d'une philosophie œcuménique, une telle philosophie ne pourra être qu'une philosophie de la Nature.
Les contes sont des messagers et des médiateurs. Ils restaurent les fils qui relient la Terre au Ciel, l'humanité aux dieux, l'âme à sa patrie d'origine.