En anglais : "That something is what I define as love. It is the one thing that can stop a man from falling, powerful enough to negate the laws of gravity."
"C'est (l'amour) la seule force qui peut stopper un homme dans sa chute, la seule qui soit assez puissante pour nier les lois de la gravité. "
Il n'y a pas de chute de l'Amérique pour la simple raison que l'Amérique n'a jamais été innocente. Il est impossible de perdre ce qu'on n'a jamais possédé.
Très tôt dans ma vie, j'ai eu le sentiment qu'il y avait en l'homme une tendance inévitable vers la chute. L'homme doit tomber. Et l'on doit accepter cette idée presque insupportable, l'idée de l'’échec, dans un monde voué au culte du succès. Mais, symétriquement de la chute, il y a dans l'homme un élan vers le haut.
"Très tôt dans ma vie, j’ai eu le sentiment qu’il y avait en l’homme une tendance inévitable vers la chute. L’homme doit tomber. Et l’on doit accepter cette idée presque insupportable, l’idée de l’échec, dans un monde voué au culte du succès. Mais symétrique à la chute, il y a dans l’homme un élan vers le haut. La pensée, le langage, l’amour, toute création participent de cet élan. Il y a donc un double mouvement de chute et d’élévation dans l’homme, une sorte de loi de gravité paradoxale. Entre ces deux dimensions, il y a une dimension verticale. La poésie qui m’intéresse possède l’audace et la nudité suffisantes pour atteindre ce lieu où se produit le double mouvement vertical de chute et d’élévation. Parfois on oublie l’une des deux dimensions. Mes poèmes tentent de rendre compte de cette contradiction vitale."
Précision du langage: tomber amoureux -fatalité, passivité de la chute. Le problème de la survie et de l'épanouissement de l'amour consiste ensuite à transformer cette chute en ascension.