Ou comment concilier art et idéologie :
"Tous ces peintres en bâtiment, les vieux à barbes, ainsi que leurs apprentis, se sont mis à copier mes vaches et mes chevaux.
Et le jour du 25 octobre, par toute la ville, se balançaient mes bêtes multicolores, gonflées de révolution.
Les ouvriers s'avançaient en chantant l'Internationale.
A les voir sourire, j'étais certain qu'ils me comprenaient.
Les chefs, les communistes, semblaient moins satisfaits.
Pourquoi la vache est-elle verte et pourquoi le cheval s’envole-t-il dans le ciel, pourquoi ?
Quel rapport avec Marx et Lénine ?"
En anglais : "Some people regard private enterprise as a predatory tiger to be shot. Others look on it as a cow they can milk. Not enough people see it as a healthy horse, pulling a sturdy wagon."
L'expression est antérieure à la fable de Clavis de Florian. Par exemple "Le dictionnaire de Trévoux" le mentionne déjà : « On dit, quand chacun se mêle de son métier, les vaches sont bien gardées ».
La quantité de produits céréaliers destinés au bétail et aux élevages des pays du Nord est supérieure de 25% à celle consommée par les populations du Sud. Nos vaches touchent 2 euros par jour de subventions, soit plus que ce que gagnent 2,7 milliards d'être humains !
Une vache, ça te bouffe trois hectares, moi, avec trois hectares, je te fais deux mille kilos de riz... avec trois hectares, je te nourris Avignon, tu vois...