La sécurité est devenue un affect plus enviable que la liberté. C’est pas Big Brother, c’est Big Mother ! C’est plus un pouvoir disciplinaire, c’est la mère couvante qui nous enveloppe !
La phrase dans son contexte : “Mieux vaut être seul que mal accompagné“, disait au XVe siècle Pierre Gringoire. Cette parole devenue proverbiale est loin d'être suivie et le monde moderne, empli de technologies et vide de chaleur humaine, pousse plutôt à rechercher un nid de tendresse ou l'appui d'un groupe. “Tout plutôt que d'être seul” serait la devise actuelle. C'est le début de la lâcheté, de la compromission. Le principal défaut de toute vie collective tient à la considérable déperdition d'énergie qu'elle induit, avec le gâchis de temps qui s'ensuit. Chaque individu perd en intensité ce qu'il acquiert en sécurité. Et cela vaut pour l'habituelle vie de famille, réconfortante et épuisante.
On peut choisir de revenir vers la sécurité ou d'avancer vers la croissance. La croissance doit être choisie encore et encore ; la peur doit être surmontée encore et encore.
En anglais : "One can choose to go back toward safety or forward toward growth. Growth must be chosen again and again; fear must be overcome again and again."