"La guerre m'avait déjà appris l'énigme du destin ; une fraction de seconde nous sépare de la mort. On ne crée pas sa vie : on la reçoit et on la donne."
Peut-être n'est-il d'ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d'autant moins quand on n'aime pas l'opéra, même si, comme lui, c'est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui ça fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c'est assez ennuyeux.
On ne quitte pas cette guerre comme ça. La situation est simple, on est coincés, les ennemis devant vous et les rats et les poux et derrière vous les gendarmes.
La guerre constitue, peut-être, dans l'activité générale, un inéluctable élément, comme la naissance et comme la mort; il se peut qu'elle soit l'ébranlement nécessaire aux chutes et au renouveau.
"La guerre constitue, peut-être, dans l'activité générale, un inéluctable élément, comme la naissance et comme la mort; il se peut qu'elle soit l'ébranlement nécessaire aux chutes et au renouveau, le soc dans la terre, la hache sur l'arbre, le bélier contre le mur, il n'en reste pas moins que ses horreurs dépendent, pour une large part, des dimensions qu'on lui donne."
La citation se retrouve parfois avec un 'nous' : "Nous avons perdu une bataille, mais nous n'avons pas perdu la guerre."
Contrairement à une croyance répandue cette phrase n'a pas été prononcée lors de l'appel du 18 juin, mais elle figurait sur des affichettes placardées sur les murs de Londres.
L'administration, c'est mesquin, petit, tracassier. Le gouvernement, c'est pénible, difficile, délicat. La guerre, voyez-vous, c'est horrible, mais la paix, la paix, il faut bien le dire, c'est assommant.