Mémoires et correspondance politique et militaire du roi JosephVolume 5, page 100
Contexte et précisions
extrait de : "Tout est opinion à la guerrre, opinion sur l'ennemi, opinion sur ses propres soldates. Après une bataille perdue, la différence du vainqueur au vaincu est peu de chose. C'est l'influence morale qui est tout, puisque deux ou trois escadrons suffisent pour produire un grand effet.
Il n'y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. Les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais.
Puisque ce sont des enfants, parle-leur de batailles et de rois, de chevaux, de diables, d'éléphants et d'anges, mais n'omets pas de leur parler d'amour et de choses semblables.
Un clou manquait et le cheval perdit son fer ; à cause de ce fer manquant, le cheval fut perdu ; n'ayant plus de cheval, le cavalier fut perdu, capturé et tué par l'ennemi. Le cavalier manquant, la bataille fut perdue. Tout cela à cause d'un clou de fer à cheval
En anglais : "For the want of a nail the shoe was lost,
For the want of a shoe the horse was lost,
For the want of a horse the rider was lost,
For the want of a rider the battle was lost,
For the want of a battle the kingdom was lost,
And all for the want of a horseshoe-nail."
La citation se retrouve parfois avec un 'nous' : "Nous avons perdu une bataille, mais nous n'avons pas perdu la guerre."
Contrairement à une croyance répandue cette phrase n'a pas été prononcée lors de l'appel du 18 juin, mais elle figurait sur des affichettes placardées sur les murs de Londres.
Ce qui importe, pour l’homme aux désirs démesurés, c’est la lutte, la bataille qu’il livre à son sort pendant que ces désirs persistent : voilà toute la vie, la vie du rêveur.
Extrait : "Pour atteindre la France – qui a toujours été regardée par l’Orient comme une amante idéale – nombre de vagabonds rêveurs se sont éperdument lancés à son appel, bien plus qu’à sa conquête, mais la plupart, les meilleurs peut-être, ont laissé leurs os avant de l’avoir connue, ou après, ce qui revient au même. Car il n’y a de beauté que l’illusion. Et qu’on atteigne ou non le but de sa course, l’amertume a presque le même goût dans es deux cas. Les fins se valent toujours. Ce qui importe, pour l’homme aux désirs démesurés, c’est la lutte, la bataille qu’il livre à son sort pendant que ces désirs persistent : voilà toute la vie, la vie du rêveur."