La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier.
Tas de pierres
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La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier.
Tas de pierres
L'utopie est la vérité de demain.
L'exil, c'est la nudité du droit.
Correspondance
Le chien a son sourire dans sa queue.
La raison, c'est l'intelligence en exercice ; l'imagination c'est l'intelligence en érection.
Faits et croyances
La popularité ? C'est la gloire en gros sous.
Ruy Blas
La conscience enseigne, l'intuition prouve.
Proses philosophiquesL'âme
Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés.
Océan
"Les plus petits animaux ont les plus grosses vermines et les plus petits esprits ont les plus gros préjugés"
Le souvenir est voisin du remords.
Les ContemplationsParoles sur la dune
Limiter la pauvreté sans limiter la richesse.
Les misérables
Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux.
Les Misérables
Un livre est quelqu'un. Ne vous y fiez pas. Un livre est un engrenage.
Proses philosophiques
La citation dans son contexte : "Vous êtes à la campagne, il pleut, il faut tuer le temps, vous prenez un livre, le premier livre venu, vous vous mettez à lire ce livre comme vous liriez le journal officiel de la préfecture ou la feuille d’affiches du chef-lieu, pensant à autre chose, distrait, un peu bâillant. Tout à coup vous vous sentez saisi, votre pensée semble ne plus être à vous, votre distraction s’est dissipée, une sorte d’absorption, presque une sujétion, lui succède, vous n’êtes plus maître de vous lever et de vous en aller. Quelqu’un vous tient. Qui donc ? ce livre.
Un livre est quelqu’un. Ne vous y fiez pas.
Un livre est un engrenage. Prenez garde à ces lignes noires sur du papier blanc ; ce sont des forces ; elles se combinent, se composent, se décomposent, entrent l’une dans l’autre, pivotent l’une sur l’autre, se dévident, se nouent, s’accouplent, travaillent. Telle ligne mord, telle ligne serre et presse, telle ligne entraîne, telle ligne subjugue. Les idées sont un rouage. Vous vous sentez tiré par le livre. Il ne vous lâchera qu’après avoir donné une façon à votre esprit. Quelquefois les lecteurs sortent du livre tout à fait transformés. Homère et la Bible font de ces miracles. Les plus fiers esprits, et les plus fins et les plus délicats, et les plus simples, et les plus grands, subissent ce charme. Shakespeare était grisé par Belleforest. La Fontaine allait partout criant : Avez-vous lu Baruch ? Corneille, plus grand que Lucain, est fasciné par Lucain. Dante est ébloui de Virgile, moindre que lui."