"Le monde est un miroir qui renvoie à chacun ses propres traits; si vous froncez le sourcil en le regardant,il vous jette un coup d'oeil renfrogné. Riez, au contraire, avec lui, et il se montrera bon compagnon."
En anglais : "The world is a looking glass and gives back to every man the reflection of his own face."
Rien n'est plus souple et plus faible au monde que l'eau.
Pourtant pour attaquer
Ce qui est dur et fort
Rien ne la surpasse
Et personne ne pourrait l'égaler.
""Rien n'est plus souple et plus faible au monde que l'eau.
Pourtant pour attaquer
Ce qui est dur et fort
Rien ne la surpasse
Et personne ne pourrait l'égaler.
Que le faible surpasse la force
Que le souple surpasse le dur
Chacun le sait.
Mais personne ne met ce savoir en pratique.""
"Pour l'artiste, la création commence à la vision. Voir, c'est déjà une opération créatrice, ce qui exige un effort. Tout ce que nous voyons dans la vie courante subit plus ou moins la déformation qu'engendrent les habitudes acquises, et le fait est peut-être plus sensible en une époque comme la nôtre, où cinéma, publicité et magazines nous imposent quotidiennement un flot d'images toutes faites, qui sont un peu, dans l'ordre de la vision, ce qu'est le préjugé dans l'ordre de l'intelligence. L'effort nécessaire pour s'en dégager exige une sorte de courage ; et ce courage est indispensable à l'artiste qui doit voir toutes choses comme s'il les voyait pour la première fois : il faut voir toute la vie comme lorsqu'on était enfant ; et la perte de cette possibilité vous enlève celle de vous exprimer de façon originale, c'est-à-dire personnelle."
En France, cette phrase est généralement attribuée à Oscar Wilde, mais elle a été exprimée bien avant lui, par différents auteurs, et avec des formulations plus ou moins proches.
Elle a pris rang de proverbe.
L'idée est ancienne, et se rattache à une question philosophique de la Grèce Antique : "La beauté est-elle dans le regard ou dans la chose regardée? "
En anglais : "Beauty lies in the eye of the beholder"
Extrait de "Cher Boyet, ma beauté, quoique médiocre,
n'a pas besoin du fard de vos louanges :
la beauté s'estime et se prend sur le jugement des yeux ,
et non sur l'humiliant éloge de la langue intéressée à la vanter."
En anglais : "Good Lord Boyet, my beauty, though but mean,
Needs not the painted flourish of your praise:
Beauty is bought by judgement of the eye,
Not utter'd by base sale of chapmen's tongues" ( Love's Labours Lost, 1588 )