Mon âme est un orchestre secret ; j'ignore quels instruments je pince et lesquels grincent à l'intérieur de moi. Je ne me connais que comme une symphonie.
Autre traduction : "Mon âme est comme un orchestre caché ; je ne sais pas quels instruments résonnent et jouent en moi, cordes et harpes, timbales et tambours. Je ne peux me connaître que comme une symphonie."
Nous savons peu de nous-mêmes. Nous ne savons rien des autres. Aussi de plus en plus j'évite d'être juge d'une cause, qu'elle soit personnelle ou d'autrui. Je vis et laisse vivre. Je m'indigne encore de certaines actions que je pratique ou vois pratiquer, mais c'est une indignation à la fois lucide et septique.
Extrait : "Nous savons peu de nous-mêmes. Nous ne savons rien des autres. Aussi de plus en plus j'évite d'être juge d'une cause, qu'elle soit personnelle ou d'autrui. Je vis et laisse vivre. Je m'indigne encore de certaines actions que je pratique ou vois pratiquer, mais c'est une indignation à la fois lucide et septique. L'expérience finit toujours par nous apprendre que l'être humain est insondable et qu'il n'y a pas d'actes purs, ni de normes morales qui les fondent. Que, par conséquent, il ne nous reste qu'à nous accepter comme nous sommes et à accepter notre semblable comme il s'accepte lui-même. "
" Connais-toi toi-même ! " disait l'inscription, et Carlyle dit : " Non, tu es inconnaissable ; connais ton oeuvre et réalise-là ! »
Et quelle est mon oeuvre ? Il est quelque chose de plus que de se connaître, que de se faire (ou de réaliser son oeuvre) et que de s'aimer : c'est être soi (serse). Sois à toi-même, sois toi-même, et comme tu es néant, sois néant, et laisse-toi perdre entre les mains du Seigneur.