Extrait : "La vieillesse permet peut-être de retrouver le bonheur d'être soi-même. Personne ne peut plus avoir la tentation d'être un autre. Les dés sont jetés. Les émotions troubles qui nous ont traversés, comme la préoccupation de paraître, la possession ou l'ambition, s'atténuent à mesure que s’éloignent les âges de la vitalité et de la vanité. C'est alors que beaucoup découvrent - mais il est souvent trop tard - que la merveille est dans l'instant."
Je ne sais si l'âme continuera après la mort, mais plus je vieillis, plus je crois à cette continuité. Parce que plus je vieillis, plus je me sens prêt à vivre.
En déportation, j'ai appris qu'il existe une limite au-delà de laquelle on trouve surtout des sentiments acides : le mensonge, la rage, l'abandon, l'égoïsme, la défiance. Nous portons chacun notre propre caricature. Il suffit souvent de quelques jours à peine pour que le masque tombe à terre. La statue intérieure se brise
Extrait "Avant mon séjour dans les camps de concentration, je pensais que le pire venait d'ailleurs. J'ai trouvé le pire chez les autres et aussi en moi. Ce n'est pas l'abandon des siens qui est le plus dur à vivre, mais la déchéance de l'homme en soi. La conscience part en lambeaux. L'extrême humiliation transforme les hommes en coupables. C'est la tristesse des déportés."
Shikishima no
Yamato gokoro wo
Hito towaba
Asahi ni niou
Yama-zakura-bana
En anglais : "If I were asked to explain the Japanese spirit, I would say it is wild cherry blossoms glowing in the morning sun!"
Une autre traduction en anglais au mot à mot donne : "If someone asks about the Yamato spirit [Spirit of Old/True Japan] of Shikishima [a poetic name for Japan]—it is the flowers of yamazakura [mountain cherry blossom] that are fragrant in the Asahi [rising sun]."
Cité par Yannick Monget dans Résilience (2013) : "Un vers d'un poète qui me revenait à l'esprit : « Si quelqu'un désire connaître l'essence de l'esprit japonais, qu'il imagine la floraison du cerisier odorant au petit matin… » "