Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains.
Télégramme au rabbin Goldstein de New York (avril 1929)
Contexte et précisions
En anglais "I believe in Spinoza's God, who reveals Himself in the lawful harmony of the world, not in a God who concerns Himself with the fate and the doings of mankind... "
Ce que vous avez lu sur mes convictions religieuses était un mensonge, bien sûr, un mensonge qui est répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnel et je n'ai jamais dit le contraire de cela, je l'ai plutôt exprimé clairement. S'il y a quelque chose en moi que l'on puisse appeler "religieux" ce serait alors mon admiration sans bornes pour les structures de l'univers pour autant que notre science puisse le révéler.
Peut-être chacun de nous vient-il sur cette terre accomplir quelque obscur ou lumineux ouvrage. Quel est-il ? Dieu seul sait. Peut-être ne sommes-nous que son regard et sa bouche, ses mains et son ouïe, rien d'autre que son désir de découvrir sa Création. Il m'arrive d'imaginer que je suis venu respirer pour lui le parfum de telle rose, tel jour, dans tel jardin, et que ma vie n'est qu'une brève ou longue attente de cet instant.