De nouvelles voix, de nouvelles idées : explorez les derniers ajouts à la collection Webescence.
17045 citations à découvrir
“
Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d'entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même...
La faculté de se mettre dans la peau des autres et de réfléchir à la manière dont on agirait à leur place est très utile si on veut apprendre à aimer quelqu'un.
Car contrairement à une illusion entretenue pour nous rassurer, nous ne dominons pas la nature. Comprendre et intégrer cette évidence serait une preuve de réalisme, de lucidité et d'intelligence.
Question : Pensez-vous que les séries s'apparentent à une nouvelle littérature populaire ?
"Rien ne pourra remplacer l'expérience d'un lecteur recevant des mots, et les transformant grâce à son imagination. Et c'est tant mieux. En revanche, dans certaines couches de la population américaine, les lecteurs sont rares et les séries télé peuvent avoir un rôle comparable à celui de littérature populaire. Un rôle que le cinéma jouait à une époque. Depuis douze ou treize ans, ce sont les séries de qualités qui ont pris le relais en offrant une expérience narrative ouverte à tous."
En savoir plus sur http://www.telerama.fr/series-tv/nic-pizzolatto-true-detective-la-louisiane-est-un-endroit-hallucinogene,111580.php
"Je viens de Louisiane du Sud, une région très rurale, et la télévision a été pour moi la première fenêtre ouverte vers la culture, vers le monde, au-delà des champs qui entouraient ma maison."
Interview Telerama : http://www.telerama.fr/series-tv/nic-pizzolatto-true-detective-la-louisiane-est-un-endroit-hallucinogene,111580.php
Propos rapportés par Le Nouvel Obs ( http://teleobs.nouvelobs.com/series/20140425.OBS5224/nic-pizzolatto-les-series-sont-la-nouvelle-litterature-populaire.html), à l'occassion du Festival Séries Mania (2014) :
- "Je pense qu'à leur meilleur niveau, aux Etats-Unis en tout cas, les séries sont la nouvelle littérature populaire".
- "A un moment donné vers 2002-2003, quand HBO s'est mis à diffuser Les Soprano, The Wire ("Sur écoute") et "Deadwood", j'ai vraiment réalisé que les séries créées par ces gens assouvissaient ma faim de fiction de manière plus substantielle que les romans. "
Contexte : "Quand je lisais, je me plongeais tellement dans les mots et ce qu'ils disaient que je ne sentais plus le temps passer comme d'habitude. J'étais étonné d'apprendre qu'existait une liberté qui n'était constituée que de mots."
En anglais : "When I read I got involved in the words and what they were saying so that I didn't measure the passing of time in typical ways. I was surprised to learn that there was this freedom made of nothing but words. Then I felt like I had missed some crucial point, a long time ago."
En anglais : "I've found that all weak people share a basic obsession - they fixate on the idea of satisfaction. Anywhere you go men and women are like crows drawn by shiny objects. For some folks, the shiny objects are other people, and you'd be better off developing a drug habit."