Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.”
On ne connaît pas les autres. Ils sont une énigme. On ne les connaît pas, surtout ceux avec qui nous sommes les plus intimes, parce que l'habitude nous trouble et l'espoir nous aveugle sur la vérité.
La citation dans son contexte :
"Longtemps, la Terre avait été plate. L'habitude, l'expérience, un mélange de savoir et de crainte, la tradition chrétienne illustrée par Orose ou par Isidore de Séville, et surtout le bon sens, maître de tant d'erreurs, voyaient dans la planète une espèce de plate-forme, peut-être arrondie sur les bords, à la façon d'une roue ou d'un disque. L'idée que la Terre pouvait être ronde comme une pomme, comme un œuf, comme un melon, n'avait pas germé d'un seul coup, deux mille ans après Platon, un millénaire et demi après le Christ, dans le crâne du seul Colomb. Peut-être, tout simplement, en regardant d'un port d'Égypte ou de Grèce, ou du haut d'une falaise, la coque d'un navire dont on apercevait encore les mâts disparaître à l'horizon,"
Cité en tant que proverbe russe par Sylvain Tesson ("Avec les fées, 2024 ) :
" Une seule fois, ma bicyclette tomba à l'eau et je dus plonger pour la repêcher, plantée dans la vase et sous la coque à trois mètres de profondeur. Humann gratifia l'incident d'un proverbe russe : « Nous avons essayé de faire au mieux mais ce fut comme d'habitude. »
"
Manque une autre source pour l'authentifier en tant que proverbe russe ?
Dans la Bible et dans les vieilles chansons, dans les déserts et les anciens villages, on e retrouve à la fontaine. L'eau est moins rare, moins précieuse, ( et moins pure) aujour"hui. Mais heureuses les villes où on peut encore se retrouver à la fontaine, Romeo ou Paris
Le 26 février, je suis né à la vie, le 17 février 1833 je suis né au bonheur dans tes bras. La première date ce n'est que la vie, la seconde c'est l'amour. Aimer c'est plus que vivre...
En anglais : "I know what I've done for music, but don't call me “a legend”.(…) A legend is an old man with a cane known for what he used to do. I'm still doing it."
Tout phare dans l'écume résume l'ordre du monde : ce qui se dresse dans ce qui ondoie, ce qui demeure dans ce qui varie, ce qui résiste dans ce qui frappe.
Extrait de : "Mon attitude, par exemple, n'a aucun « dehors », elle est pure mise en rapport de l'instrument (trou de la serrure) avec la fin à atteindre (spectacle à voir), pure manière de me perdre dans le monde, de me faire boire par les choses comme l'encre par un buvard, pour qu'un complexe-ustensile orienté vers une fin se détache synthétiquement sur fond de monde. "
Cité dans "La terre et les rêveries de la volonté" de Bachelard :
"On mesurera la puissance des petites images si on réalise l'image suivante de Sartre : se perdre dans le monde c'est se « faire boire par les choses comme l'encre par un buvard » (L'Etre et le Néant, p. 317)."
Cité dans "Avec les fées" de Sylvain Tesson : "À contempler le cosmos sur le bord d'une falaise, on peut réussir le vœu de Sartre : « se faire boire par les choses comme l'encre par un buvard » (L'Être et le Néant). Le merveilleux a son pouvoir d'absorption. "
On connait ce dicton chinois selon lequel chacun possède deux lieux de naissance, l'un matériel, réel, l'autre un lieu de prédilection, celui où l'on est psychiquement venu au monde.