La littérature met en scène nos hantises, elle est le grenier où l'on peut trouver de quoi habiller tous nos fantômes ; dans le miroir qu'elle nous tend, on se regarde soi-même, mais dans la peau d'un autre.
Fonder des bibliothèques, c'était encore construire des greniers publics, amasser des réserves contre un hiver de l'esprit qu'à certains signes, malgré moi, je vois venir.