Ce qui fait la force d'une tentation n'est pas la grimace du mal, mais le sourire du bien qui y est mêlé.
Le travail intellectuelChapitre III - I Paresse
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Ce qui fait la force d'une tentation n'est pas la grimace du mal, mais le sourire du bien qui y est mêlé.
Le travail intellectuelChapitre III - I Paresse
Le tumulte m'est nécessaire; quand je suis seul, je lis; quand je suis dérangé, je ne puis pas lire, alors j'écris.
Cité par Jean Guitton dans Le Travail Intellectuel
Et souvent l'élément le plus favorable n'est-il pas de manquer. Car ce manque de l'objet extérieur fait surgir au centre de vous-même une impulsion qui le remplace; c'est le moi substitué à la chose, c'est le génie.
Le travail intellectuelChapitre II - IV L'AIDE DU DÉFAVORABLE.
Extrait : " Les uns n'avaient pas de livres, ils se cachaient pour apprendre ... Ceci porte à réfléchir sur ce que veut dire le mot propice; savons-nous jamais ce qui nous est propice? Et souvent l'élément le plus favorable n'est-il pas de manquer. Car ce manque de l'objet extérieur fait surgir au centre de vous-même une impulsion qui le remplace; c'est le moi substitué à la chose, c'est le génie. "
N'aie rien chez toi que tu ne saches utile ou que tu croies beau.
En anglais : "Have nothing in your house that you do not know to be useful, or believe to be beautiful."
L'art de faire attention, qui est le grand art, suppose l'art de ne pas faire attention, qui est l'art royal; la résolution de dormir est merveilleuse.
Minerve ou la sagesse
Extrait de : "L'art de faire attention, qui est le grand art, suppose l'art de ne pas faire attention ; qui est l'art royal. Savoir dormir, savoir se reposer, savoir ignorer, savoir oublier, voilà ce qui est trop rare dans les chefs. L'homme est étrangement assiégé ; couleurs, odeurs, bruits, contacts ne cessent pas de se précipiter par les portes de l'homme ; s'il tient audience ouverte, il est perdu. La résolution de dormir est merveilleuse ; c'est un refus d'attention. Il y faut un courage tranquille et une indifférence aux frontières ; la surface du corps ne se hérisse plus, elle se confie ; cette réconciliation est la substance du bonheur. Qui se prive de sommeil se prive d'éveil. Qui ne dort pas assez est littéralement empoisonné par sa propre agitation ; qui a dormi est lavé."
Ce qui importe, c'est de se connaître et de s'accepter; c'est d'avoir sondé sa puissance, comme s'il s'agissait de celle d'un appareil, c'est de savoir le degré de son attention, les moments du jour où elle est dans son plein, les moments où elle cesse et où elle doit se refaire dans le repos, l'alternance ou la diversion .
Le travail intellectuelChapitre II - II
On devrait s'efforcer de chercher quelles sont les heures royales, celles où l'attention est dans un état de lucidité, de pénétration, de coïncidence avec le moi le plus vif. éterminer ces heures de paix active, leur nombre, leur durée, leur rythme et leur retour, puis faire tourner notre travail autour d'elles.
Le travail intellectuel
Extrait : "On devrait s'efforcer de chercher quelles sont les heures royales, celles où l'attention est dans un état de lucidité, de pénétration, de coïncidence avec le moi le plus vif. Déterminer ces heures de paix active, leur nombre, leur durée, leur rythme et leur retour, puis faire tourner notre travail autour d'elles. Ne jamais accepter qu'à ces heures-là nous nous laissions prendre par le niais de ce monde. Révolutionner notre horaire (nous levant à six heures ou au contraire nous couchant à minuit) afin de faire tourner notre travail autour des temps sacrés et non plus ces temps autour de notre travail. Ce serait la sagesse, si nous disposions de notre temps, ce qui devient hélas! si rare. Mais l'esprit de ce programme peut être conservé en tout. Et l'on doit pour éviter le surmenage déterminer ses heures de fraîcheur, les occuper à ce qui est le plus urgent, ou le plus lourd, ou le plus saintement agréable, y donner cette manne de l'homme qu'on appelle « son possible », et laisser le reste à Dieu, pour qu'il supplée."
Le temps du vrai travail est court.
Cité par Jean Guitton dans Le Travail intellectuel :
"Payot avait raison de dire : Le temps du vrai
travail est court. Et il réfutait les cas des grands travailleurs
connus dans les Lettres, en montrant que souvent ce qu'ils
appelaient travail consistait en une œuvre de brassage, d'agitation
réglée, de torpeur érudite, en somme en ce qui fait
la trame de toute existence ménagère et qui se résume dans
le beau mot de besogne. "
Il faudrait donc distinguer la besogne, qui est une occupation dont le fond de l'esprit peut se distraire, du travail appliqué où l'on se donne,autant du moins que l'on peut.
Le travail intellectuelChapitre II - II
Il y en a qui se cachent derrière un paravent de surmenage pour éviter l'application qui leur est odieuse ou le repos qui les mettrait en face d'eux-mêmes. « Je ne sais plus où donner de la tête.» «Je ne dors que six heures ... »Comme il serait plus beau d'entendre:« Je prends ma joie dans l'œuvre de mes mains», « J'ai du loisir ».
Le travail intellectuelChapitre II - II
Les biens les plus précieux ne doivent pas être cherchés, mais attendus.
Attente de Dieu
Extrait : "Les biens les plus précieux ne doivent pas être cherchés, mais attendus. Car l'homme ne peut pas les trouver par ses propres forces, et s'il se met à leur recherche, il trouvera à la place des faux biens dont il ne saura pas discerner la fausseté. "
L'attention absolument sans mélange est prière.
La Pesanteur et la Grâce
L'attention, à son plus haut degré, est la même chose que la prière. Elle suppose la foi et l'amour.
Cahier VI (1941-1942)
L'attention est un effort, le plus grand des efforts peut-être, mais c'est un effort négatif. Par lui-même il ne comporte pas la fatigue. Quand la fatigue se fait sentir, l'attention n'est presque plus possible, à moins qu'on soit déjà bien exercé ; il vaut mieux alors s'abandonner, chercher une détente, puis un peu plus tard recommencer, se déprendre et se reprendre comme on inspire et expire.
Attente de DieuRéflexions sur le bon usage des études scolaires en vue de l'amour de Dieu
Ce n'est pas avec un grand nombre de troupes, mais avec des troupes bien organisées et disciplinées qu'on obtient des succès à la guerre.
Il y a beaucoup de bons généraux en Europe, mais ils voient trop de choses ; moi je n'en vois qu'une, ce sont les masses. Je tâche de les détruire, bien sûr que les accessoires tomberont ensuite d'eux-mêmes.
Variante :
"Il y a beaucoup de bons généraux en Europe, mais ils voient trop de choses; moi, je vois les masses et je les attaque, sûr que les accessoires tomberont ensuite d'eux-mêmes." ( cité par Jean Guitton in "Le travail intellectuel" )
Le problème avec la foi, c'est que souvent, absorbé par les arbres, on est incapable de voir la forêt.
Soufi, mon amour
Extrait : "Le problème avec la foi, c'est que souvent, absorbé par les arbres, on est incapable de voir la forêt. La totalité de la religion est bien plus grande et plus profonde que la somme des parties qui la composent. Chaque règle doit être interprétée à la lumière de l'ensemble. Et l'ensemble est dissimulée dans son essence."
Tout dans cet univers bouge en rythme - les battements du coeur ou les ailes des oiseaux, le vent les nuits d'orage, le forgeron à son enclume ou ce qu'entend dans le ventre de sa mère un bébé à naître -, tout participe, passionnément, spontanément, à une mélodie magnifique. La danse des derviches tourneurs est un maillon dans cette chaîne perpétuelle. Telle la goutte d'eau qui porte en elle tout l'océan, notre danse reflète et voile à la fois les secrets du cosmos
Soufi, mon amour
La vie est la somme des choix qu'on ne fait pas; les chemins auxquels on aspire sans jamais les suivre.
L'architecte du sultan
Extrait : " À cet instant, Jahan comprit que la vie est la somme des choix qu'on ne fait pas; les chemins auxquels on aspire sans jamais les suivre. "
Le passé est un tourbillon. Si tu le laisses dominer ton présent, il t'attirera vers le fond. Le temps n'est qu'une illusion. Ce qu'il faut, c'est vivre l'instant présent. c'est tout ce qui compte.
Soufi, mon amour