La sculpture est comme l'art dramatique, à la fois le plus difficile et le plus facile de tous les arts. Copiez un modèle, et l'oeuvre est accomplie ; mais y imprimer une âme, faire un type en représentant un homme ou une femme, c’est le péché de Prométhée. On compte ce succès dans les annales de la sculpture comme on compte les poètes dans l'humanité.
J'ai toujours eu le sentiment de la fragilité des êtres vivants, comme si à chaque instant il faudrait une énergie formidable pour qu'ils puissent tenir debout, toujours sous la menace de s'écrouler. C'est par leur fragilité que mes sculptures sont ressemblantes.
Peinture, sculpture, littérature, musique, sont plus proches les unes des autres qu'on ne le croit généralement. Elles expriment toutes les sentiments de l'âme humaine en face de la nature. Il n'y a que les moyens d'expression qui varient.
Après tout un arbre noir en hiver c'est une sorte de sculpture abstraite. Ce qui m'intéressait était le tracé des branches, leur mouvement dans l'espace.