Quand on aime, il faut être prêt à tout. Parce que l'amour est comme un kaléidoscope, du genre dont nous nous servions pour jouer quand nous étions petits. Il est en mouvement constant et ne se répète jamais. Qui ne comprend pas cela est condamné à souffrir pour quelque chose qui n'existe que pour nous rendre heureux.
La première femme venue, même vulgaire, vous donnera, si vous l'aimez, les éblouissements du rêve infini, de même que ce pauvre petit morceau de carton, le kaléidoscope, vous met dans la poche toutes les rosaces de toutes les cathédrales
L'éducation moderne ressemble de plus en plus à une amnésie institutionnalisée. Elle laisse vide l'esprit de l'enfant de tout le poids de la référence vécue. Elle substitue au savoir par coeur, qui est aussi un savoir du coeur, ce kaléidoscope transitoire de savoirs toujours éphémères.
L'Univers est un kaléidoscope éternel et infini qui s'agite spontanément en produisant des combinaisons innombrables et peut-être illimitées, dont les moindres sont les existences humaines, — et tout cela pour la récréation mutuelle des êtres éphémères qu'il porte en son sein.
L'homme ne s'arrache à l'animalité que grâce à la mythologie. L'homme ne devient homme, n'acquiert un sexe, un cœur et une imagination d'homme que grâce au bruissement d'histoires, au kaléidoscope d'images qui entourent le petit enfant dès le berceau et l'accompagnent jusqu'au tombeau.