If you are bored and disgusted by politics and don’t bother to vote, you are in effect voting for the entrenched Establishments of the two major parties, who please rest assured are not dumb, and who are keenly aware that it is in their interests to keep you disgusted and bored and cynical and to give you every possible reason to stay at home doing one-hitters and watching MTV on primary day. By all means stay home if you want, but don’t bullshit yourself that you’re not voting. In reality, there is no such thing as not voting: you either vote by voting, or you vote by staying home and tacitly doubling the value of some Diehard’s vote.
En anglais : “To be, in a word, unborable…. It is the key to modern life. If you are immune to boredom, there is literally nothing you cannot accomplish” – The Pale King (2011)
Le don le plus essentiel de tout bon écrivain est un détecteur de merde intégré en soi, résistant aux chocs. C’est le radar de l’écrivain et tous les grands écrivains l’ont.
En anglais : "The most essential gift for a good writer is a built-in, shock-proof, shit detector. This is the writer's radar and all great writers have had it. "
Mais l'opération d'écrire implique celle de lire comme son corrélatif dialectique et ces deux actes connexes nécessitent deux agents distincts. C'est l'effort conjugué de l'auteur et du lecteur qui fera surgir cet objet concret et imaginaire qu'est l'ouvrage de l'esprit. Il n'y a d'art que pour et par autrui.
La capacité des auteurs à imaginer ce qui n’est pas soi-même, afin de familiariser l’étrange et de mystifier le familier, la est le test de leur pouvoir.
En anglais : "The ability of writers to imagine what is not the self, to familiarize the strange and mystify the familiar, is the test of their power."
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Etrange est l'équilibre qui s'établit entre la page blanche, la machine à écrire, le corps, l'esprit, secrète osmose, jeu de vases communicants, alchimie.
La phrase dans son contexte :"Les mots : écrins qui recueillent une réalité esseulée et la métamorphosent en un moment d’anthologie, magiciens qui changent la face de la réalité en l’embellissant du droit de devenir mémorable, rangée dans la bibliothèque des souvenirs. Toute vie ne l’est que par l’osmose du mot et du fait, où le premier enrobe le second de son habit de parade."