En anglais : "All art is propaganda. It is universally and inescabably propaganda; sometimes unconsciously, but often deliberately, propaganda."
'Mammonart - an Essay in Economic Interpretation' (1925)
Chapter. 2 Who Owns the Artists?
extrait : "Enfin la débauche est sans doute au corps ce que sont à l’âme les plaisirs mystiques. L’ivresse vous plonge en des rêves dont les fantasmagories sont aussi curieuses que peuvent l’être celles de l’extase."
Il n’y a pas de mot en français pour saisir d’un seul trait la vie comme expérience d’elle-même. Il faut employer des périphrases. Ou alors utiliser le mot « vécu ».... Mais l’expérience de la vie, que la vie fait d’elle-même, de soi-même en train de la vivre, c’est actif.
"Il n’y a pas de mot en français pour saisir d’un seul trait la vie comme expérience d’elle-même. Il faut employer des périphrases. Ou alors utiliser le mot « vécu », qui est approximatif. Et contestable. C’est un mot fade et mou. D’abord et surtout, c’est passif, le vécu. Et puis c’est au passé. Mais l’expérience de la vie, que la vie fait d’elle-même, de soi-même en train de la vivre, c’est actif. Et c’est au présent, forcément. C’est-à-dire qu’elle se nourrit du passé pour se projeter dans l’avenir."
Tout a une fin dans la vie, même les raisons de vivre. Mais pourquoi ne vivrait-on pas sans raisons ? Je veux dire, sans autre raison que celle de vivre, précisément, avec toutes ses conséquences.
On a le droit de faire sursauter un lecteur, de le prendre à rebrousse-poil, de le provoquer à réfléchir ou à réagir au plus profond de lui-même: on peut aussi le laisser de glace, bien sûr, lui passer à côté, le manquer ou lui manquer. Mais il ne faut jamais le dérouter, on n’en a pas le droit : il ne faut jamais, en effet, qu’il ne sache plus où il en est, sur quelle route, même s’il ignore où cette route le conduit.
Le bonheur de l’écriture, je commençais à le savoir, n’effaçait jamais ce malheur de la mémoire. Bien au contraire: il l’aiguisait, le creusait, le ravivait. Il le rendait insupportable.
Contexte : "L'écriture ou la vie" est le récit autobiographique de Jorge Semprun sur la vie après avoir été libéré d'un camp de concentration, ainsi qu'une réflexion sur la difficulté de raconter cette expérience de la déportation.