La pensée se fait dans la bouche.
Sept manifestes DadaDada manifeste sur l'amour faible et l'amour amer
LA COLLECTION S’ENRICHIT
De nouvelles voix, de nouvelles idées : explorez les derniers ajouts à la collection Webescence.
La pensée se fait dans la bouche.
Sept manifestes DadaDada manifeste sur l'amour faible et l'amour amer
Une oeuvre d'art n'est jamais belle, par décret, objectivement, pour tous.
Manifeste Dada
Dieu n'est pas à la hauteur. Il n'est même pas dans le bottin.
Dada est tatou, tout est dada
La subjectivité et l'objectivité ne sont pas des concepts aussi clairement distincts que la majorité des gens le croient. Et si leur frontiére est d'emblée aussi ambiguë, il n'est dés lors pas très difficile de la déplacer intentionnellement.
1Q84Livre 3
Extrait : "Et il s'était rendu compte que ce que l'on considère en général comme une vérité n'était le plus souvent qu'une notion relative. Et voici également ce qu'il avait appris : la subjectivité et l'objectivité ne sont pas des concepts aussi clairement distincts que la majorité des gens le croient. Et si leur frontiére est d'emblée aussi ambiguë, il n'est dés lors pas très difficile de la déplacer intentionnellement."
La plupart des gens sont incapables de réfléchir avec leur propre tête. Et ce sont précisément ces gens-là qui ne savent pas écouter les autres.
1Q84Livre 3 - Chapitre 10
Extrait : "Et il avait pris l'habitude de tendre l'oreille à ce que racontaient les autres – quelles qu'aient été leurs histoires. Il s'était constamment efforcé d'en apprendre quelque chose. Dans sa vie, plus tard, cette habitude s'était révélée utile. Un outil qui lui avait permis de découvrir bon nombre de vérités précieuses. Entre autres, que la plupart des gens sont incapables de réfléchir avec leur propre tête. Et que ce sont précisément ces gens-là qui ne savent pas écouter les autres."
Si je t'ai blessé, c'est que ta blessure est aussi la mienne. Alors, ne m'en veux pas. Je suis un être inachevé. Bien plus que tu ne le crois.
La ballade de l'impossible
Il est une tristesse si profonde qu'elle ne peut pas même prendre la forme des larmes.
La fin des temps
Dis-moi, quelle nécessité y a-t-il à l'existence de Dieu, du monde et de tout ? Pourquoi doit-il y avoir quelque chose ? Ne crois-tu pas que cette idée de nécessité n'est que la forme suprême que prend le hasard dans nos esprits ?
Brouillard
L'éducation moderne ressemble de plus en plus à une amnésie institutionnalisée. Elle laisse vide l'esprit de l'enfant de tout le poids de la référence vécue. Elle substitue au savoir par coeur, qui est aussi un savoir du coeur, ce kaléidoscope transitoire de savoirs toujours éphémères.
Le silence des livres
L'homme ne s'arrache à l'animalité que grâce à la mythologie. L'homme ne devient homme, n'acquiert un sexe, un cœur et une imagination d'homme que grâce au bruissement d'histoires, au kaléidoscope d'images qui entourent le petit enfant dès le berceau et l'accompagnent jusqu'au tombeau.
Quand on aime, il faut être prêt à tout. Parce que l'amour est comme un kaléidoscope, du genre dont nous nous servions pour jouer quand nous étions petits. Il est en mouvement constant et ne se répète jamais. Qui ne comprend pas cela est condamné à souffrir pour quelque chose qui n'existe que pour nous rendre heureux.
Adultère
Le monde est un kaléidoscope. C'est l'homme qui met de la logique. L'art suprême, c'est celui du hasard.
Brouillard
Le meilleur art mnémotechnique, c'est encore d'avoir un calepin dans sa poche.
Brouillard
La raison répète : vanité des vanités, et tout est vanité ! Et l'imagination réplique : plénitude des plénitudes , et tout est plénitude ! Et nous vivons ainsi la vanité de la plénitude, ou la plénitude de la vanité.
Le sentiment tragique de la vie
En espagnol : "La razón repite: ¡vanidad de vanidades, y todo vanidad! Y la imaginación replica: ¡plenitud de plenitudes, y todo plenitud! Y así vivimos la vanidad de la plenitud, o la plenitud de la vanidad."
"Aime ton prochain comme toi-même !" Et comment doit-on s'aimer soi-même ?
L'agonie du christianisme
La jalousie est mille fois plus terrible que la faim, parce que c'est une faim spirituelle.
L'amour est le désespoir résigné.
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait ; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action.
L'exigence n'a pas de raison d'être, elle est au-dessus de toutes les raisons.
Essais
Nous ne vivons que de contradictions et pour des contradictions, la vie est tragédie et lutte perpétuelle sans victoire et sans espoir de victoire ; elle est contradiction.
Du sentiment tragique de la vie