« Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.
Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ;
À l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas. »
“The Origin of Life” in Editors of Scientific American, The Physics and Chemistry
of Life (NY: Simon & Schuster, 1955), p. 9.
Contexte et précisions
En anglais : "Time is in fact the hero of the plot. The time with which we have to deal is of the order of 2 billion years. What we regard as impossible on the basis of human experience is meaningless here. Given so much time, the ‘impossible’ becomes possible, the possible probable, and the probable virtually certain. One has only to wait: time itself performs the miracles."
Nous avons tous entendu parler de ce million de singes frappant sur un million de machines à écrire et qui, tôt ou tard, finiraient par reproduire l'intégralité des oeuvres de Shakespeare. Maintenant, grâce à l'internet, nous savons que ce n'est pas vrai.
En anglais : "We've all heard that a million monkeys banging on a million typewriters will eventually reproduce the entire works of Shakespeare. Now, thanks to the Internet, we know this is not true. "
Source : According to a personal communication from Prof. Wilensky, he uttered this more elegant reformulation of Houghton's version at the Industrial Liason Program meeting at the EECS Department, University of California, Berkeley, in the spring of 1996.
Concevons qu'on ait dressé un million de singes à frapper au hasard sur les touches d'une machine à écrire et que […] ces singes dactylographes travaillent avec ardeur dix heures par jour avec un million de machines à écrire de types variés. […] Au bout d'un an, [leurs] volumes se trouveraient renfermer la copie exacte des livres de toute nature et de toutes langues conservés dans les plus riches bibliothèques du monde.