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Qu'est-ce donc que l'amour ! Une maladie à laquelle l'homme est sujet à tout âge.

Qu'est-ce donc que l'amour ! Une maladie à laquelle l'homme est sujet à tout âge.

Giacomo Casanova

Histoire de ma vie

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POUR MIEUX COMPRENDRE

Contexte et précisions

"Qu'est-ce donc que l'amour ! J'ai beau avoir lu tout ce que les prétendus sages ont écrit sur sa nature, j'ai beau y philosopher dessus en vieillissant que je n'accorderai jamais qu'il soit ni bagatelle, ni vanité. C'est une espèces de folie sur laquelle la philosophie n'a aucun pouvoir ; une maladie à laquelle l'homme est sujet à tout âge, et qui est incurable si elle frappe dans la vieillesse. Amour indéfinissable ! Dieu de la nature ! Amertume dont rien n'est plus doux, douceur dont rien n'est plus amer. Monstre divin qu'on ne peut définir que par des paradoxes. "

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L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.

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La femme est comme un livre qui bon ou mauvais doit commencer à plaire par le frontispice ; s'il n'est pas intéressant il ne fait pas venir l'envie de le lire, et cette envie est égale en force à l'intérêt qu'il inspire.

Histoire de ma vie

Contexte et précisions

La phrase et son contexte : "La femme est comme un livre qui bon ou mauvais doit commencer à plaire par le frontispice ; s'il n'est pas intéressant il ne fait pas venir l'envie de le lire, et cette envie est égale en force à l'intérêt qu'il inspire. Le frontispice de la femme va aussi du haut en bas comme celui d'un livre, et ses pieds, qu'intéressent tant des hommes faits comme moi, donnent le même intérêt que donne à un homme de lettres l'édition de l'ouvrage. La plus grande partie des hommes ne prend pas garde aux beaux pieds d'une femme, et la plus grande partie des lecteurs ne se soucie pas de l'édition. Ainsi les femmes n'ont point tort d'être tant soigneuses de leur figure, et de leurs vêtements, car ce n'est que par là qu'elles peuvent faire naître la curiosité de les lire dans ceux qui à leur naissance la nature n'a pas déclaré pour dignes d'être nés aveugles [sic]. Or tout comme ceux qui ont lu beaucoup de livres sont très curieux de lire les nouveaux, fussent-ils mauvais, il arrive qu'un homme, qui a aimé beaucoup de femmes toutes belles, parvienne enfin à être curieux des laides lorsqu'il les trouve neuves. Il voit une femme fardée. Le fard lui saute aux yeux ; mais cela ne le rebute pas. Sa passion devenue vice lui suggère un argument tout en faveur du faux frontispice. Il se peut, se dit-il, que le livre ne soit pas si mauvais ; et il se peut qu'il n'ait pas besoin de ce ridicule artifice. Il tente de le parcourir, il veut le feuilleter, mais point du tout ; le livre vivant s'oppose ; il veut être lu en règle ; et l'egnomane devient victime de la coquetterie, qui est le monstre persécuteur de tous ceux qui font le métier d'aimer. Homme d'esprit, qui as lu ces dernières vingt lignes, qu'Apollon fit sortir de ma plume, permets-moi de te dire que si elles ne servent à rien pour te désabuser tu as perdu ; c'est-à-dire que tu seras victime du beau sexe jusqu'au dernier moment de ta vie. Si cela ne te déplaît pas, je t'en fais mon compliment. "

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