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LES MOTS À GARDER

Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.

Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Le mariage de Figaro

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À L’ORIGINE DES MOTS

La source

Le mariage de Figaro

Acte III, Scène 5

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POUR MIEUX COMPRENDRE

Contexte et précisions

"FIGARO. Oui, s'il y avait ici de quoi se vanter. Mais feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore ; d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu'on entend ; surtout de pouvoir au-delà de ses forces ; avoir souvent pour grand secret de cacher qu'il n'y en a point ; s'enfermer pour tailler des plumes, et paraître profond quand on n'est, comme on dit, que vide et creux ; jouer bien ou mal un personnage, répandre des espions et pensionner des traîtres ; amollir des cachets, intercepter des lettres, et tâcher d'ennoblir la pauvreté des moyens par l'importance des objets : voilà toute la politique, ou je meurs !"

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Ah! (la politique) c'est l'art de créer des faits, de dominer, en se jouant, les événements et les hommes; l'intérêt est son but, l'intrigue son moyen = toujours sobre de vérités, ses vastes et riches conceptions sont un prisme qui éblouit.

La Mère coupableActe IV, Scène IV

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Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur.

Le mariage de Figaro

Contexte et précisions

Cette phrase a été reprise par le journal 'Le Figaro' qui en a fait sa devise.

La phrase et son contexte :"Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil ! Je lui dirais... que les sottises imprimées n'ont d'importance qu'aux lieux où l'on en gêne le cours ; que sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; et qu'il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits."

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