La nudité est un luxe que seul l'homme chaudement entouré par la multitude de ses semblables peut s'offrir sans danger.
Vendredi ou les limbes du Pacifiqueéd. Gallimard (Folio), 1972, ch.II p. 30
LA COLLECTION S’ENRICHIT
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La nudité est un luxe que seul l'homme chaudement entouré par la multitude de ses semblables peut s'offrir sans danger.
Vendredi ou les limbes du Pacifiqueéd. Gallimard (Folio), 1972, ch.II p. 30
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir.
Chanson Le Métèque
Avec ma gueule de métèque ...
Chanson Le métèque
Je voudrais perdre la mémoire
Pour ne plus changer de trottoir
Quand je croise mes souvenirs.
chanson La mémoire
Nous avons toute la vie pour nous amuser et toute la mort pour nous reposer.
Passé quarante ans, un homme est responsable de son visage.
Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maître !
Traité de la peinture
Qui pense peu, se trompe beaucoup.
Carnets
Plus on connaît, plus on aime.
Carnets
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.
La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir.
Traité de la peinture
Deux faiblesses qui s'appuient l'une à l'autre créent une force. Voilà pourquoi la moitié du monde, en s'appuyant contre l'autre moitié, se raffermit.
Carnets
"Deux faiblesses qui s'appuient l'une à l'autre créent une force." est parfois réattribué à Hegel.
Sachez vous éloigner car, lorsque vous reviendrez à votre travail, votre jugement sera plus sûr.
Le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.
On ne badine pas avec l'amour
Extrait de : "Perdican : Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui." "
Ce sont toujours les cons qui l'emportent. Question de surnombre !
La littérature est une drogue dure.
Rue des petits dortoirs
La poésie peut être l'envers du silence, son miroir.
Rue des petits dortoirs
On ne se dérobe pas à l'amour impunément. On est toujours rattrapé, où qu'on se cache.
Rue des petits dortoirs
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
Rue des petits dortoirs
La fuite n'est qu'un détour. Si le détour est parfois salutaire, il est le plus souvent inutile
Rue des petits dortoirs