La phrase dans son contexte : "...je leur consacre les jours, je règle avec le sommeil le compte de la santé; et ma récompense, qui me satisfait, c'est de vivre un plus grand nombre d'heures en m'amusant, comme dit Varon, à ces compositions. Et en effet, vivre c'est veiller."
La mozzarella, c'est le fromage des enfants, c'est comme lorsqu'on mord dans le sein maternel, il y a des gouttes de lait qui en coulent; c'est lié à se souvenir d'enfance. J'aime ce fromage que les grands amateurs trouvent désuet et sans goût particulier, je l'aime parce qu'il me ramène au sein de ma mère
L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement.
La vie de couple repose sur un leurre, une agression. Il s'agit pour chacun des deux comparses de prendre possession de l'autre, de relever un défi : “Comment le changer ? Comment le faire devenir moi ?”
Entretien avec Catherine Argand (Lire, mars 1999)
http://www.lexpress.fr/culture/livre/tahar-ben-jelloun_802999.html
Contexte et précisions
"Je crois que la littérature peut parfois jouer le rôle d'un exorcisme. Lorsque je ne peux pas agir sur la réalité, eh bien j'écris, en pensant que les mots peuvent faire bouger les choses. J'ai d'abord recouru à la poésie il y a trente ans pour dénoncer une situation d'oppression à Rabat. J'ai continué en ce sens. J'écris car je crois encore aux mots, ..."
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'ils connaît et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
L'amour est la plus vieille demeure du monde, qu'il faut sans cesse reconstruire, pierre par pierre sans jamais se reposer et croire que les sentiments sont acquis pour toujours.
Le rien ne doit pas être négligé, il pèse de son poids invisible, de sa prétendue légèreté mais en fait, le rien est ce qui mine beaucoup d'existences.
La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.