LES MOTS À GARDER
Le tam-tam ni la voix ne rythment plus les gestes des saisons.
PROLONGER LA RENCONTRE
D’autres mots de Léopold Sédar Senghor
Nous, politiques noirs, nous, écrivains noirs, nous nous sentons, pour le moins, aussi libres à l'intérieur du français que dans nos langues maternelles. Plus libres, en vérité, puisque la liberté se mesure à la puissance de l'outil: à la force de création. Il n'est pas question de renier les langues africaines. Pendant des siècles, peut-être des millénaires, elles seront encore parlées, exprimant les immensités abyssales de la négritude. Nous continuerons d'y prêcher les images archétypes: les poissons des grandes profondeurs. Il est question d'exprimer notre authenticité de métis culturels, d'hommes du XXe siècle.
Le français, langue de culture (revue Esprit)
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Quand j’ai à écrire un poème, je sens une sorte d’appel, une sorte d’obsession et quand j’écris le poème, ce qui me vient d’abord, ce sont des images, ce sont des mots, ce sont certaines répétitions, c’est un certain rythme et moi, je dis ma vision. C’est après que j’essaie de m’expliquer à moi-même le sens de mon poème.
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